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Quelle est la différence entre une étuyeuse et une encaisseuse ?

Etuyage de sachets de préparations bio | Jyga

Introduction

Une étuyeuse et une encaisseuse interviennent toutes les deux en fin de ligne, mais elles ne remplissent pas le même contenant. L’étuyeuse forme un étui carton, y introduit le produit puis referme l’étui. L’encaisseuse charge dans une caisse des produits déjà conditionnés, des étuis ou d’autres unités à regrouper pour le transport et le stockage. Selon la configuration, elle peut également intégrer la mise en volume et la fermeture de la caisse. La différence tient donc au contenant, à la fonction réalisée et à la place dans la ligne : lorsqu’elles sont associées, l’étuyeuse précède l’encaisseuse, qui précède elle-même le palettiseur.

Étuyeuse, encaisseuse, encartonneuse : les appellations se recouvrent parfois sur le marché du conditionnement. Le vocabulaire seul ne suffit donc pas toujours à savoir quelle machine répond à un besoin. Cet article détaille ce que fait chaque équipement, les contenants concernés, les produits traités et l’articulation des deux fonctions dans une fin de ligne. Il s’adresse aux ingénieurs travaux neufs, aux chefs de projet industrialisation et aux responsables de production. JYGA conçoit, fabrique et intègre ces deux familles de machines depuis 1992.

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Étuyeuse ou encaisseuse : la différence en un tableau

Plusieurs points permettent de distinguer l’étuyeuse de l’encaisseuse : le contenant, la fonction de l’emballage, la position dans la ligne, le mode de chargement et le format des produits. Le tableau ci-dessous résume ces différences. Il présente les configurations les plus courantes ; une cellule spéciale peut combiner plusieurs fonctions.

Critère Étuyeuse Encaisseuse
Contenant produit Étui carton : fourreau, boîte ou étui de présentation Caisse carton : wrap, caisse américaine ou caisse spécifique
Fonction de l’emballage Protéger, présenter ou regrouper le produit au plus près de son conditionnement Regrouper les produits pour leur manutention, leur stockage et leur expédition
Fonction réalisée par la machine Former l’étui, introduire le produit et fermer l’étui Charger les produits dans la caisse ; selon la configuration, la mise en volume et la fermeture peuvent également être intégrées
Position dans la ligne Après le conditionnement, le remplissage ou l’operculage du produit Après l’étuyage, ou directement après le conditionnement lorsque le produit n’est pas étuyé
Modes de chargement Top load, par le dessus, ou side load, par le côté Wrap, top load, latéral, tripod ou robot delta selon la caisse, le produit et la cadence
Fermeture de l’emballage Étui collé ou encliqueté Collage, adhésif ou rabats selon le type de caisse et la configuration de la ligne
Produits types Barquettes, pots, sachets, flacons, tubes, doypacks Étuis, barquettes, pots, sachets, bouteilles, bidons, fardeaux

L’étui est-il un emballage primaire ou secondaire ?

Dans la plupart des configurations rencontrées en fin de ligne, l’étui intervient après un premier conditionnement : sachet, pot, barquette, flacon, tube ou autre contenant. Il joue alors un rôle de protection, de regroupement ou de présentation autour d’un produit déjà conditionné. La caisse intervient généralement au niveau suivant pour regrouper plusieurs produits ou plusieurs étuis avant leur manutention, leur stockage et leur transport, puis la palette permet de constituer une unité logistique plus importante. Il existe néanmoins des configurations dans lesquelles un produit est introduit directement dans un étui. C’est pourquoi il est préférable de définir un projet à partir de la fonction de l’emballage et de son positionnement réel dans la ligne plutôt que de s’appuyer uniquement sur les termes « primaire », « secondaire » ou « tertiaire ».

À retenir

  • L’étuyeuse remplit un étui carton ; l’encaisseuse charge une caisse carton.
  • L’étui protège, présente ou regroupe le produit ; la caisse rassemble plusieurs unités pour leur manutention, leur stockage et leur transport.
  • Sur une ligne qui utilise les deux fonctions, l’ordre habituel est : produit conditionné, étuyage, encaissage puis palettisation.

Qu’est-ce qu’une étuyeuse et comment fonctionne-t-elle ?

Une étuyeuse est une machine d’emballage qui forme un étui carton, y introduit le produit puis referme l’étui. Elle enchaîne ces opérations à partir d’un magasin de découpes carton à plat. Le produit entrant peut être unitaire ou groupé en lot, souple ou rigide. JYGA conçoit chaque étuyeuse automatique à partir du produit à emballer, du type d’étui et de la cadence visée.

Le cycle de l’étuyeuse, étape par étape

Le cycle commence au magasin : la machine prélève une découpe carton à plat et la met en volume. Le produit est ensuite introduit dans l’étui, soit par le dessus, soit par le côté. Le système de préhension ou d’introduction dépend du produit : pince pour certains produits rigides, ventouse pour une barquette operculée ou outillage spécifique pour un sachet souple. La fermeture intervient en fin de cycle, par collage ou par encliquetage des rabats selon la conception de l’emballage. Lorsque plusieurs références sont traitées sur une même machine, le changement de format peut être assisté ou piloté depuis l’interface homme-machine selon la configuration retenue.

Quelle différence entre une étuyeuse top load et une étuyeuse side load ?

Le top load et le side load désignent deux sens de chargement du produit dans l’étui. Sur une étuyeuse top load, aussi appelée étuyeuse à chargement vertical, le produit est introduit par le dessus dans un étui préalablement formé et ouvert. Ce mode peut convenir notamment aux barquettes, aux pots ou aux produits en lots selon leur géométrie et leur présentation. Sur une étuyeuse side load, ou étuyeuse à chargement latéral, le produit est introduit par le côté dans un étui maintenu ouvert, puis les rabats sont refermés. Le choix entre les deux dépend principalement de la géométrie du produit, de son orientation, de son mode d’arrivée sur la ligne, du type d’étui et de la présentation finale recherchée.

À retenir

  • Une étuyeuse réalise généralement trois opérations : mise en volume de l’étui, introduction du produit et fermeture.
  • Le chargement peut s’effectuer par le dessus, en top load, ou par le côté, en side load.
  • La géométrie du produit et son mode d’arrivée sur la ligne participent au choix entre les deux configurations.

Qu’est-ce qu’une encaisseuse et comment fonctionne-t-elle ?

Une encaisseuse automatise le regroupement de produits, d’emballages ou d’étuis dans une caisse destinée à leur manutention, leur stockage ou leur expédition. Sa fonction principale est le chargement des produits dans la caisse. Selon la conception de la ligne, la même machine peut également assurer la mise en volume de la caisse et sa fermeture. Dans d’autres configurations, ces opérations sont confiées à des équipements distincts, par exemple une formeuse de caisses en amont et une fermeuse en aval.

Les principales familles d’encaisseuses

Le type de caisse et le principe de chargement permettent de distinguer plusieurs familles d’encaisseuses automatiques. L’encaissage wrap forme la caisse autour des produits à partir d’une découpe carton à plat. Cette architecture permet d’adapter précisément la caisse au lot à conditionner. JYGA publie pour son encaisseuse WRAP une cadence allant jusqu’à 30 caisses par minute et des changements de format en moins de 3 minutes, selon les configurations concernées.

L’encaissage en caisse américaine utilise une caisse à rabats préalablement mise en volume avant son remplissage. Cette solution convient notamment aux lignes qui utilisent déjà ce type de caisse dans leur circuit logistique. La cadence publiée par JYGA pour cette machine atteint jusqu’à 8 caisses par minute, avec des changements de format en moins de 5 minutes selon la configuration. Les critères de choix entre encaissage wrap et caisse américaine sont détaillés dans un article dédié. D’autres configurations répondent à des besoins spécifiques : encaisseuse à robot delta pour certaines applications à haute cadence, encaisseuse panachée pour les assortiments, encaisseuse cobotique pour des cadences plus modérées, encaisseuse latérale ou encore encaisseuse top load.

Encaisseuse, encartonneuse, formeuse de carton : est-ce la même machine ?

Non, même si ces termes sont parfois utilisés différemment selon les fabricants et les secteurs. Une formeuse de carton met une caisse à plat en volume et ferme généralement son fond : elle ne réalise pas nécessairement le chargement des produits. Une encaisseuse a pour fonction principale de charger les produits dans une caisse, la mise en volume et la fermeture pouvant être intégrées ou réalisées par des équipements complémentaires. Le mot encartonneuse peut quant à lui désigner, selon les usages, une machine de mise en étui ou une machine de mise en carton. Dans un cahier des charges, il est donc préférable de décrire l’opération attendue, le contenant, le produit et le mode de chargement plutôt que de se limiter au nom de la machine.

À retenir

  • Une encaisseuse charge des produits ou des étuis dans une caisse.
  • Selon la configuration, elle peut aussi intégrer la mise en volume et la fermeture de cette caisse.
  • L’encaissage wrap forme la caisse autour du lot ; l’encaissage en caisse américaine utilise une caisse à rabats préalablement mise en volume.
  • Une formeuse de carton prépare la caisse mais ne réalise pas, à elle seule, la mise en caisse des produits.

Étuyeuse ou encaisseuse : laquelle correspond à votre besoin ?

Le choix ne se fait pas réellement entre les deux machines, mais à partir de l’emballage que le produit doit recevoir. Si le produit doit être placé dans un étui individuel ou dans un étui regroupant plusieurs unités, le besoin relève de l’étuyage. S’il doit être regroupé dans une caisse pour la manutention, le stockage ou l’expédition, le besoin relève de l’encaissage. Beaucoup de lignes utilisent successivement les deux fonctions.

Les critères qui tranchent

Cinq éléments orientent la décision au moment de construire le cahier des charges :

  • le contenant attendu : étui de présentation ou de regroupement, ou caisse destinée à la logistique ;
  • le produit et son format : dimensions, poids, rigidité, stabilité, orientation et mode d’arrivée sur la ligne ;
  • la cadence à tenir : elle participe au choix entre solution mécanisée, cellule robotisée ou solution collaborative ;
  • la diversité des références : plus les formats sont nombreux, plus la facilité et la rapidité des changements de format deviennent importantes ;
  • les contraintes du site : espace disponible, implantation, accès pour les opérateurs et la maintenance, ainsi que les exigences propres au secteur.

Peut-on installer une étuyeuse et une encaisseuse sur la même ligne ?

Oui. C’est une configuration courante lorsqu’un produit est commercialisé dans un étui puis regroupé dans une caisse pour son transport. L’étuyeuse traite les produits en sortie de conditionnement, puis l’encaisseuse regroupe les étuis dans une caisse. Les deux machines ne travaillent pas nécessairement au même rythme unitaire puisqu’une caisse contient généralement plusieurs étuis. Le dimensionnement de l’ensemble passe donc par une étude des flux et, selon les cadences, un système d’accumulation peut être installé entre les deux postes afin d’absorber les écarts de fonctionnement et certains micro-arrêts. L’implantation compte également : sens de circulation des produits, accès pour la maintenance, approvisionnement en cartons, évacuation des emballages et ergonomie des postes doivent être étudiés en amont.

À retenir

  • Le besoin se définit à partir du contenant et de la fonction recherchée, pas uniquement à partir du nom de la machine.
  • Étuyeuse et encaisseuse peuvent fonctionner successivement sur une même ligne.
  • Un système d’accumulation peut être intégré lorsque l’étude des flux le justifie.
  • La cadence, la diversité des formats et l’espace disponible orientent fortement le choix de la solution.

Quels produits et quels secteurs pour chaque machine ?

L’étuyage et l’encaissage couvrent de nombreux secteurs industriels, mais ils ne travaillent pas nécessairement sur les mêmes unités. L’étuyage traite généralement des produits déjà conditionnés que l’on souhaite présenter, protéger ou regrouper dans un étui. L’encaissage regroupe quant à lui des produits, des emballages ou des étuis dans une caisse pour préparer les étapes logistiques suivantes.

En agroalimentaire

L’étuyage peut concerner les sachets, les pots, les barquettes ou les produits regroupés en lots. JYGA a par exemple réalisé l’étuyage de sachets de préparations bio et l’étuyage side load de pots avec couvercles en fromagerie. L’encaissage couvre un périmètre très large : plaquettes de beurre, camemberts, barquettes de plats cuisinés, sachets de café, pots de rillettes ou sacs de croquettes. Les exigences d’hygiène et de nettoyabilité du secteur influencent la conception de la machine, notamment l’accessibilité des équipements, les matériaux utilisés et la limitation des zones de rétention.

En cosmétique, hygiène et santé

Les flacons, tubes, pots ou autres produits conditionnés peuvent être introduits dans un étui afin d’assurer leur présentation, leur protection ou leur regroupement. L’encaissage intervient ensuite pour préparer les unités destinées à la manutention, au stockage et à l’expédition : étuis cosmétiques, doypacks, sachets ou bouteilles, par exemple. Dans le secteur de la santé, JYGA intervient notamment sur des applications de mise en boîte de seringues et d’encaissage de poches de sérum. Selon le projet, la conception peut porter sur la précision de la préhension, la maîtrise des flux, la nettoyabilité ou encore l’ergonomie des postes. Les exigences réglementaires applicables au produit et à son procédé restent définies et maîtrisées dans le cadre du projet industriel du client.

À retenir

  • L’étuyage s’applique principalement à des produits que l’on souhaite présenter, protéger ou regrouper dans un étui.
  • L’encaissage prépare les étapes logistiques suivantes et peut traiter aussi bien des étuis que d’autres produits déjà conditionnés.
  • Les deux fonctions se retrouvent notamment en agroalimentaire, en cosmétique-hygiène et en santé.

Comment les deux machines s’intègrent-elles dans une fin de ligne ?

Sur une fin de ligne automatisée, l’étuyeuse et l’encaisseuse peuvent constituer deux maillons successifs d’un ensemble plus large. Lorsque toutes ces opérations sont nécessaires, l’enchaînement habituel est le suivant : conditionnement du produit, étuyage, encaissage puis palettisation. Entre ces postes, la transitique assure le transfert, l’accumulation et, si nécessaire, l’aiguillage des produits.

Ce qui se joue entre les machines

La performance réelle d’une ligne ne dépend pas uniquement de la cadence nominale de chaque machine. Elle dépend également de leur coordination : convoyeurs, zones tampons, alimentation en emballages, gestion des arrêts, accumulation et évacuation des produits. Deux équipements correctement dimensionnés individuellement peuvent ainsi limiter la performance globale si leurs interfaces et leurs flux n’ont pas été étudiés ensemble. Les magasins de découpes carton ou de caisses doivent également être réapprovisionnés régulièrement et, selon les cadences, certaines opérations d’alimentation peuvent être automatisées.

L’intégration à une ligne existante suit la même logique. Ajouter une encaisseuse en aval d’une étuyeuse déjà installée suppose notamment d’étudier l’espace disponible, les interfaces entre automatismes, les flux produits et les dispositifs de sécurité. JYGA intervient aussi bien sur une machine seule que sur une fin de ligne complète.

À retenir

  • Lorsque les deux fonctions sont nécessaires, l’étuyage précède généralement l’encaissage, puis la palettisation.
  • La performance d’ensemble dépend autant de la transitique et de la gestion des flux que des machines elles-mêmes.
  • L’ajout d’un équipement sur une ligne existante commence par l’étude de l’implantation, des flux et des interfaces.

Étuyage ou encaissage : préparez votre projet avec JYGA

Une étuyeuse et une encaisseuse ne s’opposent pas : elles répondent à deux fonctions différentes qui peuvent se succéder sur une même fin de ligne. Pour bâtir un cahier des charges, trois données permettent déjà de cadrer le besoin : le produit et le contenant à manipuler, la cadence attendue et l’espace disponible sur la ligne. Présentez votre cahier des charges à JYGA : nos équipes étudient la solution d’étuyage ou d’encaissage adaptée à votre produit, à vos emballages et à votre ligne de production.

Questions fréquentes

Quelle cadence attendre d’une étuyeuse ou d’une encaisseuse ?

La cadence dépend du produit, du format, du type d’emballage, du mode de chargement et de l’organisation générale de la ligne. Elle se définit donc projet par projet. Deux valeurs publiées par JYGA donnent un ordre de grandeur côté encaissage : l’encaisseuse WRAP atteint jusqu’à 30 caisses par minute, avec des changements de format en moins de 3 minutes, tandis que l’encaisseuse caisse américaine atteint jusqu’à 8 caisses par minute, avec des changements de format en moins de 5 minutes. Ces valeurs correspondent à des configurations données et ne se transposent pas automatiquement à un autre produit ou à une autre installation. Pour une étuyeuse, la cadence dépend notamment du produit, du sens de chargement, du type d’étui et du nombre d’unités manipulées à chaque cycle.

Une encaisseuse peut-elle remplacer une étuyeuse ?

Non, si le produit doit obligatoirement recevoir un étui. Une encaisseuse charge des produits dans une caisse ; elle ne remplit pas la même fonction de présentation ou de regroupement qu’une étuyeuse. Si le produit est expédié sans passer par un étui, l’encaisseuse peut en revanche intervenir directement après son conditionnement, comme pour de nombreuses barquettes, bouteilles ou sachets déjà emballés. Lorsque l’étui fait partie du conditionnement final attendu, les deux fonctions peuvent être nécessaires. Pour certaines applications, notamment lorsque les cadences sont modérées ou que le projet comporte plusieurs opérations spécifiques, une cellule robotisée sur mesure peut également regrouper plusieurs fonctions.

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