Comment automatiser l’encaissage de mes emballages souples ?
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Pour automatiser l’encaissage des emballages souples, il faut d’abord analyser le type de sachet, sa tenue, son poids, sa cadence de sortie, le format de caisse souhaité et le rangement attendu avant de choisir entre une encaisseuse robotisée, une solution pick and place, une encaisseuse wrap ou un système d’accumulation.
Les emballages souples sont aujourd’hui très présents dans l’agroalimentaire, la cosmétique, l’hygiène ou la santé. Sachets Doypack, gourdes, sachets coussin, flowpacks, poches ou sachets à fond plat séduisent par leur faible poids, leur encombrement réduit et leur facilité de transport. Leur souplesse complique pourtant la mise en caisse automatique : le produit peut se déformer, se coucher, glisser, se gonfler ou varier légèrement selon son remplissage.
Un projet d’encaissage automatique d’emballages souples ne se limite donc pas au choix d’une machine. Il doit prendre en compte le produit réel, la caisse, le mode de regroupement, la cadence d’encaissage, les changements de formats et l’intégration dans la fin de ligne de conditionnement.
Cet article a pour objectif de vous aider à comprendre les critères techniques à étudier pour choisir une solution d’encaissage adaptée à vos emballages souples.
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Qu’est-ce qu’un emballage souple ?
Un emballage souple est un conditionnement fabriqué à partir d’un film plastique, d’un complexe multicouche, d’un papier technique ou d’un matériau flexible. Il peut contenir un produit liquide, pâteux, en poudre, en morceaux ou prêt à consommer.
On retrouve notamment :
- les sachets Doypack ;
- les sachets coussin ;
- les sachets à soufflet ;
- les gourdes souples ;
- les flowpacks ;
- les sachets à fond plat.
Ces formats sont pratiques pour la logistique et la mise en rayon, mais leur comportement varie beaucoup sur une ligne automatisée. Contrairement à une boîte rigide, un sachet ne garde pas toujours la même géométrie. Cette variabilité doit être anticipée dès l’étude du projet.
Pourquoi les emballages souples sont-ils difficiles à encaisser automatiquement ?
La principale difficulté vient de leur déformabilité. Un sachet peut changer de forme selon la répartition du produit à l’intérieur. Une gourde remplie d’un produit pâteux ne se comporte pas comme un sachet de poudre. Un flowpack léger n’a pas la même tenue qu’un Doypack plus stable.
Cette instabilité influence plusieurs étapes :
- le convoyage ;
- l’orientation du produit ;
- la prise robotisée ;
- le regroupement ;
- l’insertion dans la caisse ;
- la stabilité pendant le transport.
Un sachet souple peut aussi être fragile au niveau des soudures. Une pression mal répartie, une aspiration trop forte ou un guidage trop serré peuvent marquer l’emballage, voire dégrader son étanchéité.
C’est pourquoi le choix du préhenseur, du système de vision et du mode de rangement doit être fait à partir de produits réels, pas uniquement à partir d’un plan ou d’une fiche technique.
Quels critères analyser avant d’automatiser l’encaissage ?
Avant de choisir une encaisseuse automatique, plusieurs paramètres doivent être étudiés.
Le premier concerne le produit : dimensions, poids, souplesse, taux de remplissage, tenue debout ou couchée, sens de présentation et tolérances de fabrication.
Le deuxième concerne la cadence d’encaissage. Il ne suffit pas de connaître le nombre de produits par minute en sortie de conditionneuse. Il faut aussi savoir combien de produits doivent être rangés par caisse, combien de couches sont prévues et combien de formats seront traités sur la ligne.
Le troisième point concerne la caisse. Une caisse PAV n’impose pas les mêmes contraintes qu’une caisse ouverte, une caisse fermée ou une caisse américaine. Le choix dépend de la protection recherchée, du transport, de la palettisation et de la présentation en rayon.
Enfin, l’environnement de ligne compte beaucoup : place disponible, accès opérateur, nettoyage, changements de formats, sécurité, connexion avec la fermeture carton et la palettisation.
Pour ce type d’étude globale, JYGA propose aussi une approche d’ingénierie de fin de ligne de conditionnement, utile lorsque l’encaissage doit s’intégrer dans une ligne existante.
Quelle solution choisir pour encaisser des emballages souples ?
Il n’existe pas une seule solution adaptée à tous les emballages souples. Le bon choix dépend du produit, de la caisse et du rangement attendu.
Le pick and place robotisé
Le pick and place consiste à prendre les produits un par un sur un convoyeur, puis à les déposer dans une caisse ou dans une zone de regroupement. Avec une caméra, le robot peut repérer la position du sachet, corriger son orientation et adapter sa prise.
Cette solution convient bien aux sachets souples, gourdes ou Doypack lorsque les formats sont variables ou lorsque le rangement demande de la précision. Elle peut être intégrée dans une encaisseuse automatique JYGA.
L’encaissage wrap
L’encaisseuse wrap forme la caisse autour du produit ou du lot. Cette solution peut convenir lorsque les sachets sont bien regroupés avant le chargement. Elle permet de réunir plusieurs étapes dans une même machine : formation, chargement et fermeture.
Pour certains formats, une encaisseuse wrap en caisse ouverte peut être pertinente, notamment lorsque les produits doivent être rangés proprement dans une caisse prête à être transportée ou présentée.
JYGA présente aussi un exemple d’encaissage wrap de sachets de pain brioché, intéressant pour visualiser une application sur produits souples.
L’accumulation verticale ou horizontale
L’accumulation verticale permet de regrouper des produits dans un puits avant leur insertion dans la caisse. Elle peut convenir à des produits plats ou à des sachets capables de rester rangés pendant la descente.
L’accumulation horizontale consiste à faire arriver les sachets à plat, à les pivoter puis à les regrouper sur la tranche. Cette solution peut aider à gagner en cadence lorsque les produits se tiennent correctement et que le lot reste stable.
Quelle caisse choisir pour des sachets souples ?
Le choix de la caisse dépend du rangement, de la protection attendue et du circuit logistique.
Une caisse PAV convient lorsque les produits doivent être présentés debout ou directement visibles en rayon. Une caisse ouverte peut convenir à des sachets à plat ou à des lots simples. Une caisse fermée protège davantage les produits pendant le transport.
Une caisse américaine reste adaptée lorsque la priorité est le transport, avec moins d’exigence sur la présentation. Elle peut être formée manuellement ou intégrée dans une ligne selon le niveau d’automatisation recherché.
Le format de caisse doit aussi être pensé avec la palette. Une caisse bien dimensionnée facilite la palettisation, limite les mouvements pendant le transport et évite de perdre de la place inutilement.
Faut-il encaisser les sachets un par un ou par lots ?
L’encaissage unitaire est adapté lorsque les produits sont très variables, fragiles ou lorsqu’un positionnement précis est nécessaire. Le robot prend alors chaque sachet séparément et le place selon le plan prévu.
L’encaissage par lots convient lorsque les produits peuvent être regroupés avant le chargement. Cette approche réduit le nombre de mouvements et peut améliorer la cadence, à condition que le lot reste stable.
Dans les deux cas, le point à surveiller reste le même : le produit ne doit pas être contraint inutilement. Plus le sachet est manipulé avec régularité, moins il y a de risques de déformation, de mauvais rangement ou de reprise manuelle.
Conclusion
L’automatisation de l’encaissage des emballages souples demande une étude précise du produit, du type de caisse, du rangement attendu et de la cadence de production. Un sachet, une gourde ou un Doypack ne se manipule pas comme un emballage rigide. La solution doit donc être construite autour de ses contraintes réelles.
Selon les cas, le projet peut s’appuyer sur une encaisseuse robotisée, un système pick and place, une encaisseuse wrap, une accumulation verticale ou une accumulation horizontale. Le bon choix dépendra toujours du produit, du format de caisse et de l’intégration dans la fin de ligne de conditionnement.
Pour étudier un projet d’encaissage automatique de sachets souples, vous pouvez consulter les solutions d’encaisseuses automatiques JYGA ou demander une étude adaptée à votre ligne de production.
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