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Conditionnement de dispositifs médicaux stériles : quelles sont les solutions ?

Encaissage de poches de Sérum - JYGA

Le conditionnement des dispositifs médicaux stériles se joue sur trois niveaux. Le conditionnement primaire forme le système de barrière stérile, qui maintient l’état stérile jusqu’à l’ouverture : sachet pelable, blister, opercule. Il relève des normes ISO 11607-1 et 11607-2 et du règlement (UE) 2017/745. Le conditionnement secondaire regroupe et protège ces unités dans un étui ou une caisse ; le conditionnement tertiaire prépare l’expédition par la palettisation. JYGA intervient sur ces deux derniers niveaux : étuyage, encaissage, palettisation et chargement robotisé de dispositifs déjà conditionnés en barrière stérile.

Cet article s’adresse aux fabricants de dispositifs médicaux et aux industriels de la santé qui préparent un projet de fin de ligne. Il distingue deux périmètres. D’un côté le système de barrière stérile, encadré par la réglementation. De l’autre la fin de ligne : mise en étui, mise en caisse, palettisation. Cette distinction commande le choix des équipements, le partage des responsabilités entre fournisseurs et le niveau d’exigence applicable à chaque étape. Les critères de choix, les machines concernées et les contraintes propres à une ligne santé sont détaillés ensuite.

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Qu’est-ce que le conditionnement d’un dispositif médical stérile ?

Le conditionnement d’un dispositif médical stérile désigne l’ensemble des emballages qui protègent le produit entre la production et l’utilisation. Il se décompose en trois niveaux : primaire, secondaire et tertiaire. Seul le premier maintient l’état stérile ; les deux autres protègent, regroupent et transportent. Confondre ces niveaux conduit à des cahiers des charges mal calibrés.

Niveau Rôle Exemples d’emballage Fonction vis-à-vis de la stérilité Qui intervient
Primaire Contenir le dispositif et maintenir son état stérile Sachet pelable, blister thermoformé, opercule Constitue le système de barrière stérile Fabricant d’emballage stérile, sous-traitant de conditionnement en environnement contrôlé
Secondaire Regrouper et protéger les unités primaires Étui carton, caisse, notice Protège la barrière stérile des chocs et de la manipulation Fabricant du dispositif, avec ses équipements d’étuyage et d’encaissage
Tertiaire Préparer l’expédition Palette, film, intercalaires Protège l’ensemble pendant le transport et le stockage Fabricant du dispositif, avec ses équipements de palettisation

Quelle différence entre conditionnement primaire et secondaire ?

Le conditionnement primaire est en contact avec le dispositif. Il forme la barrière qui empêche la recontamination et maintient l’état stérile.

Le conditionnement secondaire est la couche extérieure qui reçoit une ou plusieurs unités primaires, le plus souvent un étui carton ou une caisse. Il ne participe pas au maintien de la stérilité. Son rôle est mécanique : protéger la barrière stérile des chocs, des frottements et des manipulations qui pourraient la percer.

La distinction a une conséquence pratique. Une barrière stérile endommagée rend le dispositif inutilisable, même si le produit n’a pas été touché. La qualité du conditionnement secondaire et la douceur des gestes de mise en caisse comptent donc autant que la résistance du sachet.

À retenir

  • Le conditionnement d’un dispositif médical stérile comprend trois niveaux : primaire, secondaire et tertiaire.
  • Seul le conditionnement primaire constitue le système de barrière stérile.
  • Le conditionnement secondaire protège cette barrière sans la remplacer ; sa fonction est mécanique.

Que disent l’ISO 11607 et le règlement (UE) 2017/745 ?

Deux textes encadrent le conditionnement des dispositifs médicaux stériles en Europe. Les normes ISO 11607-1 et ISO 11607-2 fixent les exigences applicables aux emballages des dispositifs stérilisés au stade terminal. Le règlement (UE) 2017/745 pose, dans son annexe I, les exigences générales applicables aux dispositifs livrés à l’état stérile.

ISO 11607-1 et 11607-2 : que couvre chacune ?

L’ISO 11607-1 porte sur les matériaux, les systèmes de barrière stérile et les systèmes d’emballage : elle définit ce que l’emballage doit démontrer. L’ISO 11607-2 porte sur la validation des procédés de formage, de scellage et d’assemblage. Elle définit comment prouver que la fabrication de cet emballage est maîtrisée et reproductible.

Ces normes ne certifient pas les emballages. Elles fixent des exigences et décrivent les essais qui permettent de démontrer que l’emballage remplit sa fonction jusqu’à l’ouverture.

Le conditionnement secondaire est-il concerné par ces exigences ?

Le cœur des exigences réglementaires porte sur le système de barrière stérile, donc sur le conditionnement primaire. Le règlement (UE) 2017/745 demande cependant que les dispositifs restent stériles dans les conditions de transport et de stockage prévues par le fabricant. Cette obligation vaut tant que l’emballage destiné à préserver l’état stérile n’est pas endommagé. Le conditionnement secondaire et la palettisation entrent par cette porte : ils font partie des moyens qui protègent la barrière stérile jusqu’à l’utilisation.

En pratique, deux conséquences. Le système d’emballage complet fait l’objet d’essais de transport. Et les gestes de la fin de ligne méritent la même attention que le scellage du sachet : préhension, dépose, empilage.

À retenir

  • L’ISO 11607-1 traite des matériaux et des systèmes d’emballage, l’ISO 11607-2 de la validation des procédés de formage, de scellage et d’assemblage.
  • Les normes ISO ne certifient pas un emballage : elles fixent des exigences et des essais.
  • Le règlement (UE) 2017/745 vise le maintien de l’état stérile dans les conditions de transport et de stockage définies par le fabricant.

Comment choisir le conditionnement adapté à un dispositif médical stérile ?

Le choix se construit à partir du dispositif, de son procédé de stérilisation et de son parcours logistique. Les critères à réunir dans un cahier des charges :

  • le procédé de stérilisation retenu, qui détermine la perméabilité attendue du matériau primaire : l’emballage doit laisser passer l’agent stérilisant sans laisser passer les micro-organismes ;
  • la durée de conservation visée et la date de péremption qui en découle ;
  • les conditions de transport et de stockage, du site de production jusqu’au point d’utilisation ;
  • les contraintes mécaniques, chimiques et physiques subies pendant la manutention ;
  • le format et le nombre d’unités par étui puis par caisse, qui conditionnent le dimensionnement de la fin de ligne ;
  • la cadence de production et le nombre de références à traiter sur la même ligne.

Les trois derniers critères sont ceux qui pèsent sur la machine. Un dispositif présenté en sachet souple ne se manipule pas comme un blister rigide. Et une ligne qui traite quatre références demande une machine dont le changement de format se fait sans outillage.

À retenir

  • Le procédé de stérilisation détermine le choix du matériau primaire avant tout autre critère.
  • Le format des unités et le nombre de références conditionnent le dimensionnement de la fin de ligne.
  • Un cahier des charges de fin de ligne se construit sur les formats, les cadences et les changements de série, pas sur le seul type de produit.

Comment automatiser la fin de ligne des dispositifs médicaux stériles ?

L’automatisation de la fin de ligne porte sur les opérations qui suivent le conditionnement primaire : mise en étui, mise en caisse, palettisation, chargement robotisé de machines. JYGA conçoit, fabrique et intègre ces équipements depuis 1992. Les dispositifs arrivent déjà en barrière stérile. La machine les regroupe, les met en étui ou en caisse, puis les prépare à l’expédition.

Quelles machines pour l’étuyage et l’encaissage de dispositifs médicaux ?

L’étuyage met le produit en étui carton. Une étuyeuse automatique forme l’étui, y introduit le produit puis le referme. L’étuyeuse top load charge par le dessus, l’étuyeuse side load par le côté. Le choix dépend de la forme du produit, de sa tenue et du type d’étui, collé ou encliqueté. Pour des sachets souples ou des blisters à plat, le chargement par le dessus reste le plus simple à fiabiliser.

L’encaissage met les étuis ou les unités primaires en caisse. Trois familles d’encaisseuses robotisées couvrent la majorité des besoins santé :

  • l’encaisseuse wrap forme la caisse autour du lot, à partir d’une découpe à plat ;
  • l’encaisseuse caisse américaine remplit une caisse préformée ;
  • l’encaisseuse par robot delta assure la prise-dépose à haute cadence de produits légers.

Sur des produits de santé, JYGA a notamment automatisé l’encaissage de poches de sérum et la mise en boîte de seringues.

Sur des cadences modérées ou des postes à faible volume, un cobot d’encaissage automatise le poste sans grillage périphérique et sans réorganiser l’atelier.

Comment palettiser des caisses de dispositifs médicaux ?

La palettisation charge les caisses sur palette selon un plan défini à l’avance. Deux configurations de palettiseur robotisé coexistent chez JYGA. La première traite jusqu’à 35 caisses par minute et gère plusieurs lignes ou plusieurs palettes en simultané.

Le palettiseur collaboratif PAL’IT AIR est construit autour d’un cobot sans grillage. Il traite de 6 à 18 caisses par minute, pour des caisses de 25 kg au maximum. Son encombrement est de 800 × 1 740 × 1 372 mm.

Le cobot convient aux sites contraints en surface ou aux volumes irréguliers. Le robot s’impose dès que la cadence dépasse ce qu’il absorbe.

Peut-on automatiser une fin de ligne sans modifier la ligne existante ?

Oui, dans la plupart des cas. Une cellule d’encaissage ou de palettisation s’implante en aval d’une ligne en fonctionnement. L’étude préalable porte sur l’espace disponible, les flux d’entrée et de sortie, et les interfaces avec les machines amont.

Trois situations se présentent. Sur une ligne récente, la cellule se raccorde sans toucher à l’existant. Sur une ligne ancienne, le retrofit de la fin de ligne peut s’imposer avant d’ajouter un équipement. Sur un site contraint en surface, c’est l’implantation qui commande le choix de la machine. Un cobot compact passe là où une cellule grillagée ne passe pas.

À retenir

  • L’automatisation de la fin de ligne santé intervient après le conditionnement primaire, sur des dispositifs déjà en barrière stérile.
  • L’étuyage se choisit selon la forme du produit et le type d’étui ; l’encaissage, selon le type de caisse et la cadence.
  • Une cellule s’implante en aval d’une ligne existante après une étude d’implantation et de flux.

Quelles contraintes prendre en compte sur une ligne de conditionnement santé ?

Une ligne santé se distingue moins par sa cadence que par ses exigences de maîtrise. Quatre points reviennent dans les cahiers des charges : nettoyabilité des équipements, maîtrise des changements de série, traçabilité des unités, ergonomie des postes restés manuels.

La nettoyabilité conditionne le dessin de la machine : surfaces accessibles, rétentions limitées, démontage rapide des outillages de préhension. Les changements de série demandent une procédure claire et un pilotage par interface tactile, d’autant plus quand plusieurs références partagent la même ligne. La traçabilité s’appuie sur l’identifiant unique des dispositifs, prévu par le règlement (UE) 2017/745. Son support doit rester lisible et correctement orienté après la mise en caisse.

Reste l’ergonomie. Les postes de mise en caisse et de palettisation manuelle concentrent les gestes répétitifs et les ports de charge. Les automatiser réduit l’exposition aux troubles musculo-squelettiques et stabilise la régularité du conditionnement.

À retenir

  • La nettoyabilité, les changements de série, la traçabilité et l’ergonomie structurent un cahier des charges de ligne santé.
  • L’identifiant unique des dispositifs doit rester lisible après la mise en caisse.
  • L’automatisation des postes de mise en caisse et de palettisation réduit l’exposition aux troubles musculo-squelettiques.

Comment se déroule un projet de fin de ligne santé avec JYGA ?

Un projet suit six étapes, de l’analyse du besoin au service après mise en route. JYGA conduit l’ensemble, avec son bureau d’études et son atelier d’assemblage intégrés à La Séguinière, en Maine-et-Loire.

L’avant-vente ouvre le projet : relevé de l’implantation, analyse des flux, définition des cadences, des formats et des emballages à traiter. Vient ensuite la conception au bureau d’études, puis, quand le produit le justifie, une phase de prototypage. Une cellule de test valide alors les principes de préhension et de dépose avant l’investissement. La démarche est utile pour un dispositif fragile, souple ou de forme irrégulière. La réalité virtuelle sert à visualiser l’implantation et à valider les choix avant fabrication.

La fabrication, l’assemblage et l’automatisation se font en atelier. La mise en service intervient sur le site du client. Le suivi se poursuit ensuite avec le Service Assistance Performance : assistance, formation des équipes, télémaintenance, pièces détachées et interventions sur site. JYGA peut également concevoir une fin de ligne complète plutôt qu’un équipement isolé.

À retenir

  • Un projet de fin de ligne JYGA va de l’avant-vente à la mise en service, avec bureau d’études et atelier intégrés.
  • Une cellule de test valide les principes de préhension avant l’investissement, sur les produits fragiles ou de forme irrégulière.
  • Le Service Assistance Performance prend le relais dès la mise en route.

Questions fréquentes

Quelle différence entre stérilisation et conditionnement stérile ?

La stérilisation élimine les micro-organismes présents sur le dispositif. Selon le produit, elle se fait par oxyde d’éthylène, par irradiation ou par la chaleur. Le conditionnement stérile est l’emballage qui maintient cet état jusqu’à l’ouverture par l’utilisateur.

Les deux sont liés. Quand la stérilisation intervient après la mise sous emballage, le matériau primaire doit laisser passer l’agent stérilisant. C’est le cas d’une stérilisation au stade terminal. Une stérilisation réussie ne sert à rien si l’emballage ne tient pas. Et un emballage conforme ne rend pas stérile un dispositif qui ne l’a jamais été. Les exigences applicables à l’emballage relèvent des normes ISO 11607-1 et 11607-2.

JYGA fabrique-t-il des emballages stériles ?

Non. JYGA conçoit, fabrique et intègre des machines de conditionnement de fin de ligne : étuyeuses, encaisseuses, palettiseurs, cellules de chargement robotisé et cobots de conditionnement.

L’entreprise ne produit ni sachets pelables, ni blisters, ni opercules. Elle n’assure aucune opération de stérilisation ni de conditionnement primaire en environnement contrôlé. Son intervention commence en aval, sur des dispositifs déjà en barrière stérile : étuyage, encaissage, palettisation, chargement de machines.

Pour un projet de conditionnement primaire, l’interlocuteur est un fabricant d’emballage stérile ou un sous-traitant de conditionnement en salle propre. Pour la fin de ligne, JYGA intervient de l’étude à la mise en service.

Étudier votre projet de fin de ligne santé

La frontière entre barrière stérile et fin de ligne détermine à qui s’adresser et pour quoi faire. Un fabricant d’emballage stérile conçoit le sachet ou le blister. Un concepteur-intégrateur de fin de ligne conçoit les machines qui mettent en étui, en caisse et sur palette. Un projet de fin de ligne santé se cadre sur trois données : les formats, les cadences et le nombre de références à traiter.

JYGA accompagne les industriels de la santé sur leurs projets de conditionnement pharmaceutique, de l’étude à la mise en service. Présentez votre cahier des charges pour en discuter avec un chargé d’affaires.

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